Une des toutes premières images de "La Pépie" fut cette étiquette de "Lépi d'meuille", bière blonde au millet. Cette étiquette sur laquelle du reste a été masquée une faute d'othographe (à l'abri"s" de la lumière), faute qui persiste sur les premières étiquettes "collector". On peut remarquer aussi que sur cette étiquette figure l'adresse du créateur, et non de la brasserie, qui n'existait pas encore physiquement. Il n'y a pas non plus les deux coeurs Vendéens qui viendront plus tard, mais sans la croix ni la couronne, emblèmes religieux et royalistes que porte le logo du conseil général de la Vendée. D'autres étiquettes, affiches, Flyers, et visuels figurant des projets, réalisés ou non, ont jalonné la vie de "La Pépie", comme de nombreux articles de presse, je me propose de vous les montrer dans ces pages.


Ci dessous, les trois parties recto et verso du Flyer présentant "La Pépie" et ses bières.

Puis sont venues les deux affiches:

et aussi différentes étiquettes et sous bocks

Projets d'aménagements de la Brasserie:

Au dessus, c'était une vue de l'extérieur, avec une vue d'une des tireuses pression, la cuve d'ébullition et un projet de collerette pour les bouteilles.
Au dessous, c'est de l'aménagement intérieur qu'il s'agit. Et aussi d'applications  éventuelles de produits dérivés.

 
 

En 2001, j'avais testé le marché de la bière en Vendée, et dans le cadre d'une formation à la création d'entreprise, à la chambre de métiers de la Vendée, je faisais, en alternance avec les études économiques, un stage pratique en entreprise.
Cette entreprise était en fait une Brasserie Nantaise. C'est à dire un Brasseur artisanal de Nantes qui brassait seul et qui avait d'autres chats à fouetter que de s'occuper de moi et de vendre de la bière en Vendée.
Ce Brasseur est devenu un copain et sa Brasserie était "La" "Brasserie Nantaise" et ses bières portaient le doux nom de "LIGER", La Loire en Latin.

Avec Sophie, qui elle préparait sa création de cave à vin, nous avons alors écumé les marchés Vendéens pour y vendre, elle, des vins de producteurs locaux ou d'autres régions; et moi, les bières de la brasserie Nantaise de Luc Ropert. C'est justement en vendant ces bières à une fête Vendéenne d'Aizenay, près de La Roche sur Yon, la fête du Millet précisément qu'une idée m'est venue: Le Millet est une céréale qui a une vraie histoire avec la Vendée, d'où cette fête du Millet.
En effet, j'avais le souvenir de la semoule de millet que nous servait ma grand mère en dessert. Tous les travaux des champs autrefois se terminaient en Vendée, par une assiétée de semoule de millet en dessert.
En patois Vendéen, le Millet se dit le "Meuille.
Alors pourquoi ne pas créer une bière au millet qui est une céréale comme l'orge ou le blé et qui pourrait donc bien entrer dans la composition de la bière.


Si t'aime pas l'meuille de Christian Hongrois

La jolie Photo ci-contre illustre la couverture du livre de Monsieur Christian Hongrois "Si t'aime pas l'meuille"  ouvrage qui présente ses recherches sur le Millet en Vendée. Cette photo représente un champ de Millet à Aizenay, et ce champ était destiné à être fauché et les grains transformés, le tout comme autrefois, dans le cadre de la fête annuelle du millet. Monsieur Christian Hongrois a écrit d'autres ouvrages sur les traditions Vendéennes, Notamment "Les chemins de Famille" Cette approche m'a aidé à m'appuyer sur les habitudes et traditions culinaires Vendéennes afin de créer une bière de terroir, ou en tous cas qui aurait une histoire avec la Vendée et son patrimoine, en dehors de toute considération légendaire.


L'Épi d'Meuille

Il fut donc décidé de créer l'épi d'Meuille (L'épi de Millet en patois).
Pour cela, j'allais travailler de concert avec trois étudiants de l'école d'ingénieurs agroalimentaire de Nantes: l'ÉNITIA et Stéphane Tanguy de la Brasserie du Trégor. Dans le cadre de leurs études, les trois étudiants allaient m'aider à créer la Brasserie artisanale "la Pépie" et les bières que j'allais produire. L'un d'eux, dirigé par Stéphane Tanguy, travaillerait plus spécifiquement sur le produit. Les étudiants étaient Anne Sophie Hallet, Ludovic Lebas et Mickael Athimon.
L'école De Nantes nous fit savoir que la bière blonde ainsi mise au point et le projet de création de la Brasserie Artisanale allaient concourir avec l'équipe au concours National des écoles d'ingénieurs de l'agroalimentaire, le concours TROPHÉLIA à Avignon. L'épi d'meuille allait y recevoir ses lettres de noblesse.


Article de presse local à Avignon

La presse locale fit état de cet évènement, Bernard Loizeau en personne, éminent membre du jury, parmi d'autres prestigieux intervenants avait goûté et aimé l'épi d'meuille. Le projet remporta le troisième prix national de l'innovation alimentaire et donc le TROPHÉLIA de Bronze qui est conservé comme trophée à l'ENITIA de Nantes. Et les trois étudiants se sont partagé le chèque de 2000€ alloué au troisième prix.
Ce fut une aventure très enrichissante, autant pour les trois étudiants que pour moi. Ce projet avait été sélectionné dans un premier temps parmi de nombreux autres sur toute la France.
Douze projets étaient présentés dans le cadre prestigieux de la cité des papes d'Avignon. La première journée était dédiée à l'étude de ces douze projets par le jury, qui avait mission d'en dégager cinq qui se disputeraient le lendemain les trois prix mis en jeu, le TROPHÉLIA d'Or, celui d'Argent et celui de Bronze.
Lors de la seconde journée, devant un nombreux public de professionnels de l'agroalimentaire, de la distribution et des écoles d'ingénieurs de ces professions, l'équipe de l'épi d'meuille remporta le TROPHÉLIA de BRONZE.


Retentissement dans la presse Nantaise et Vendéenne.

Le trophée ramené à Nantes eut aussitôt un retentissement dans la presse Nantaise et Vendéenne. Tout le monde voulait goûter l'épi d'meuille. Le problème était que les échantillons de cette bière avaient été fabriqués à la brasserie artisanale du Trégor de Stépahne Tanguy. Il restait donc à créer une brasserie en Vendée, ce qui a été fait au mois d'août 2001. Les premiers Brassins ont été fabriqués en Bretagne. Et très vite, nous avons implanté la brasserie qui a choisi le nom de "La Pépie" au Clouzeaux près de La Roche sur Yon. La première bière fabriquée a été l'épi d'meuille, bière blonde au millet. La seconde a été la Pépie au Kamok. Le Kamok étant une liqueur au café fabriquée dans la distillerie centenaire de Luçon "Vrignaud". C'était une bière rousse additionnée d'un peu de liqueur de kamok.
L'aventure TROPHÉLIA se terminait. L'aventure "LA PÉPIE" commençait.


 
 

Même si ce n'est pas par là qu'a démarré l'histoire de la Brasserie La Pépie, j'ai voulu présenter pour commencer le logo de la Brasserie.Ce logo représente un coq qui tente d'assouvir sa soif en essayant de happer à l'aide de son aile une goutte de bière.
Pourquoi cette image? Lorsque j'ai lancé la Brasserie avec mon fils, nous recherchions un nom. La Brasserie de la soif m'aurait bien plu, mais il en existait déjà une à Nantes. Alors, j'ai eu l'idée de donner pour nom à la Brasserie, ce synonyme de SOIF: LA PÉPIE.
En effet, même si beaucoup en ignorent la signification, LA PÉPIE signifie avoir grand soif. L'origine de ce nom est en fait une maladie des oiseaux et des volailles. Une sorte de peau leur pousse sous la langue, ce qui les empêche de se nourrir, mais pas de boire. Cela explique que, dans les campagnes autrefois, les femmes qui s'occupaient des volailles avaient remarqué que leurs volailles atteintes de Pépie, buvaient plus que de raison.
Par extension, lorsqu'elles trouvaient que leurs maris buvaient un peu trop, elles disaient qu'ils avaient aussi..."la Pépie".
C'est ainsi que "LA PÉPIE" est devenue un synonyme de la soif.
Et c'est comme ça que LA PÉPIE est devenu le nom d'une petite brasserie Vendéenne. Créée en 2001 et disparue en 2004, je me propose de vous raconter son histoire.


Arrivée du matériel avec Stéphane Tanguy

Notre ami Stéphane Tanguy, créateur et brasseur de la brasserie du Trégor et par ailleurs agent de la société Anglaise A.B.U.K, nous a aidé à trouver ce superbe matériel d'occasion. Il s'agissait d'une brasserie de type Anglais, que nous somme allés chercher au nord de l'Angleterre à Doncaster.
Il s'agissait de cuve tout inox, recouvertes de bois et isolées. Une cuve d'eau chaude, une d'eau froide, une cuve d'empâtage, une cuve d'ébullition, un échangeur à plaques, deux groupes froid, et quatre fermenteurs.
Stéphane est venu nous aider à installer et démarrer cet excellent outil de travail. La Brasserie artisanale "La Pépie" était née.


L'ÉQUIPE DE LA PÉPIE AVEC STÉPHANE